Le pôle Production et répartition des richesses  (dénommé jusqu’en avril 2014 Pôle Économie et nouveau modèle de développement)  s’est donné comme objectif d’être une interface, un lieu de débat et d’échanges entre le gouvernement, les groupes socialistes au Parlement et le Parti à travers le réseau des secrétaires fédéraux à l’économie et les instances nationales, secrétariat et Bureau national. 

Depuis 2011, l’Europe a privilégié une politique d’austérité qui, selon le candidat Hollande aurait des conséquences néfastes pour nos économies. En outre, l’héritage laissé par la droite était marqué par une très forte hausse de l’endettement public et des déficits abyssaux. L’enjeu était donc de redresser les comptes publics, tout en limitant, d’une part un impact négatif sur l’investissement, la consommation et donc in fine l’emploi, et en rétablissant d’autre part, une justice sociale et notamment fiscale, fortement mise à mal par les gouvernements précédents. La France dispose de leviers de politiques sociales permettant d’amortir les crises économiques ; il n’était pas envisageable de couper dans ces dépenses pour rétablir un équilibre purement comptable au détriment notre modèle social.

Le défi était donc de taille. Remédier à une crise des dépenses publiques sans faire baisser le niveau d’investissement et de protection sociale. Il fallait en parallèle agir au niveau européen, afin, dans un premier temps, de répondre à la crise de l’euro, puis, dans un second temps, d’obtenir plus de flexibilité en matière de politique fiscale et budgétaire. Mais dans l’urgence, plusieurs réformes devaient être menées. Elles avaient pour objectifs de permettre à une génération de jeunes de retrouver le chemin de l’emploi - ce fut la mise en place des emplois d’avenir - et de redresser les comptes publics dans le respect de la justice sociale - ce fut la réforme fiscale. Comme annoncé par le candidat F. Hollande, les plus aisés des Français ont été davantage mis à contribution. Les revenus du capital ont été intégrés dans l’assiette imposable sur le revenu. Pour autant de nombreux contribuables ont du faire des efforts importants. En cela, comme l’avait annoncé Hollande, il apparaissait normal que la fiscalité soit revue à la baisse en 2015 pour les plus bas revenus. 

L’analyse de la production française montrait un grave recul de l’industrie. Un tel état de fait imposait une relance de la production industrielle mais aussi de nouvelles sources de financement. C’est dans cet objectif que fut créée la Banque publique d’investissement. Dans le même temps furent lancés les investissements d’avenir puis les 34 plans de « reconquête industrielle ». En outre en 2013 le Crédit-impôt-compétitivité-emploi (CICE) fut lancé. Il avait pour objectif de mettre les producteurs français sur un pied d’égalité avec leurs compétiteurs européens afin de trouver les marges de manœuvre nécessaires à la relance de l’investissement privé. 

Du côté des ménages, au-delà de la lutte contre le chômage, le minimum vieillesse a été revalorisé, tout comme le Revenu de Solidarité Active, qui sera désormais en partie fusionné avec la prime pour l’emploi pour créer la prime d’activité, perçue aussi par les jeunes de 18 à 25 ans. De plus l’allocation familiale pour parents isolés et le complément familial pour les familles nombreuses les plus fragiles ont été majorés. Enfin, un effort en terme de simplification des démarches administratives a été accompli. 

Un travail d’évaluation, d’explication, d’illustration, de valorisation des politiques mises en place a été mené, par la production de fiches thématiques, de tracts, en collaboration avec les services Presse et Communication du Parti. Le pôle a régulièrement réuni ses commissions nationales thématiques afin d’accompagner et d’approfondir les politiques publiques mises en place. Par ailleurs, des conférences publiques, auxquelles de nombreuses personnalités ont accepté d’apporter leur expertise, ont permis d’approfondir et de diversifier les réflexions. 

Le pôle Production et répartition des richesses a organisé de nombreuses rencontres bilatérales avec l’ensemble des organisations syndicales, ainsi qu’avec des experts, sur la question de la sécurisation de l’emploi et de la transcription dans la loi de l’accord national interprofessionnel entre les partenaires sociaux. Des rencontres avec, les acteurs de la formation professionnelle ont par ailleurs été initiées afin de préparer la mise en place du compte personnel de formation, transcrit dans la loi de mars 2014. Le pôle a également dialogué avec toutes les organisations syndicales sur la mise en place du Pacte de responsabilité et de solidarité.

Il a par ailleurs participé aux différentes entrevues sollicitées auprès des responsables nationaux du Parti par des représentants syndicaux et/ou des délégations venues au siège national du Parti.

Adoptant au quotidien cette démarche d’ouverture, de recherche permanente d’un dialogue social renforcé, le pôle s’est efforcé de traduire dans sa pratique la nouvelle méthode impulsée par le candidat François Hollande lors de sa campagne et par le Président depuis mai 2012 en faveur des progrès économiques et sociaux. 

Le pôle s’est attaché, par différents moyens – mises en place de plateformes participatives, réunions téléphoniques, réunions lors des universités d’été – d’établir un lien et des discussions régulières entres ses secrétaires nationaux et les secrétaires fédéraux en charge des problématiques relevant de ses champs de compétences. 

L’équipe des collaborateurs du pôle réalise régulièrement des fiches de synthèse sur les projets de loi et des argumentaires en appui de ces textes et réformes. Elle prépare également les notes nécessaires au Premier secrétaire, aux secrétaires nationaux et leurs adjoints, aux portes paroles du Parti pour leurs prises de paroles publiques et leurs interventions dans les médias. Elle participe également à la rédaction des communiqués de presse du Parti. Par ailleurs, en relation avec les services Communication et Riposte, le pôle développe des argumentaires en réponse aux allégations de la droite, ou en rappel de son piètre bilan, et à ses propositions porteuses de régression sociale.

Tout au long du quatrième trimestre 2014, le pôle a participé de manière active au travail d’animation et de synthèse des contributions dans le domaine économique et social, à l’occasion des États généraux des socialistes. Il a par ailleurs organisé les séminaires et les séances plénières relevant de ses champs de réflexion, à l’occasion des universités d’été à La Rochelle.

Le pôle vient en appui logistique auprès le la Commission nationale Entreprise (CNE) et de son bureau. Récemment, il s’est vu confier un rôle de soutien auprès du Conseil économique, social et culturel du Parti (CESC). Il a tenté de renforcer les synergies entre ces différentes instances en permettant un dialogue renforcé sur des sujets transversaux.

L’équipe

À la veille du congrès de Poitiers, le pôle est constitué de quatre secrétaires nationaux et de six secrétaires nationaux adjoints. Karine Berger est Secrétaire nationale à l’Économie, à la fiscalité et aux comptes publics ; François Kalfon Secrétaire national au Travail, à l’emploi, à la formation professionnelle et au dialogue social ; Patrice Prat Secrétaire national aux TPE/PME et à l’innovation ; Frédérique Espagnac Secrétaire nationale à la politique industrielle. Pascale Gérard est Secrétaire nationale adjointe à la Formation professionnelle et à l’apprentissage ; Joël Carreiras Secrétaire national adjoint aux Transports ; Laurent Cervoni Secrétaire national adjoint à l’Économie sociale et solidaire ; Luc Bellot Secrétaire national adjoint au Numérique ; Fabrice Verdier Secrétaire national adjoint au Commerce et à l’artisanat et André Violat Secrétaire national adjoint au Tourisme.