Contribution Thématique

la culture comme un des moteurs de l'économie

Poser le problème de la culture comme un des moteurs de l'économie française donc comme levier de croissance, c'est bien là notre angle de vue du GSE Métiers de la Culture et des Médias.

la culture comme un des moteurs de l'économie

Contribution pour le Congrès de Poitiers en Juin 2015

Par le GSEN - Groupe Socialiste d’Entreprises Métiers de la culture et des médias - Industries culturelles – SECTEUR ENTREPRISES
Parti Socialiste - 10, rue de Solférino 75333 Paris Cedex 07.
Secrétaire du GSEN: Patrick DuCome - Membre du BN - CNE / 06 62 67 79 23

Le GSE Métiers de la culture et des Médias - Industries culturelles se situe au cœur des métiers. Donc, ce n’est pas d’accès à la culture dont nous avons à débattre pour nos actions mais de la politique culturelle du point de vue économique et politique
Poser le problème de la culture comme un des moteurs de l'économie
française donc comme levier de croissance, c'est bien là notre angle de vue
du GSE Métiers de la Culture et des Médias.
En fait, il en est de nos industries comme de nos métiers de la culture que
nous voulons défendre en essayant d'apporter des propositions de
socialistes pour les revitaliser.
Pour ce qui touche à la protection du métier de comédien contre les attaques
diverses des gouvernements antérieurs de la Droite, l’action a payé et aujourd’hui le statut d’intermittent retrouve sa position en espérant que ce soit à date anniversaire!
Voici quelques lignes que nous proposons à l’attention des militants comme contribution au Congrès de 2015 et à l’attention du gouvernement ainsi qu’aux parlementaires socialistes. Nous avons réduit ici volontairement les constats et diagnostics afin d’en souligner des propositions.
Tous les champs des métiers de la création sont évoqués dans notre GSE : arts plastiques, cinéma, danse, littérature, musique, théâtre, spectacle vivant, livre, médias, presse écrite. Ils fondent notre réflexion qui s'attache à la fois à dresser un état des lieux et à dessiner des perspectives d'avenir.
Quelle culture nos sociétés démocratiques veulent se donner ? Pour quel avenir culturel et pour quelle croissance économique en France mais aussi en Europe ? Ne faudrait-il pas travailler ensemble avec nos partenaires européens à un statut européen et une grille salariale européenne de l’artiste ?

Contre la seule vision économique libérale, œuvrons pour des médias soustraits à l’emprise du pouvoir économique et politique
Force est de constater dans les secteurs économiques de la culture comme au sein des métiers de la presse et des médias qu'une dépréciation s'est amplifiée à vouloir privilégier le "tout rentable". Le marché est l’ennemi de la culture ! Aujourd’hui le PS gouverne avec les parlementaires socialistes, l’espoir est dans notre camp !

Une conjoncture économique défavorable érode la presse quotidienne mise à mal par l'omniprésence des gratuits. Assisterait-on, impuissant, à la précarité galopante dans les métiers du spectacle vivant ? Ne devrions-nous pas nous mobiliser pour la défense des métiers de l'édition et du statut de moins en moins enviable des auteurs du livre, comme de leurs éditeurs comme des libraires ? N’avons-nous rien à dire contre le démantèlement de la production audiovisuelle.et de l’audiovisuel public, du démantèlement de France TV ?
Si la responsabilité du gouvernement précédent doit être dénoncée puisque la politique de droite avait favorisé comme nous le dénoncions la montée en puissance de la précarité dans les domaines culturels, nous avons désormais à apporter des réponses alternatives de socialistes tendant à changer de façon radicale cette conception élitiste d’une culture pour quelques-uns uns dans la seule vision économique libérale. Il est avéré que les conditions de travail dépendantes de la recherche d'un profit immédiat créent un environnement professionnel dégradé et précarisé qui nuit à la qualité de toute production culturelle et médiatique. Aussi grave, l’autocensure des responsables et l’intervention indirecte de la présidence ou du gouvernement interdisaient toute critique des productions. Cela doit passer par des arbitrages émanant du CSA. L’offre média et l’offre culturelle passent par la qualité des conditions de travail, de même que par la nécessaire indépendance des pouvoirs. Il nous faut briser là où le pouvoir financier et le pouvoir médiatique restent solidaires et aux intérêts étroitement liés.

L’État dans la gestion des ressources humaines de l’audiovisuel:

L’État sous la Droite demeurait très présent à travers l’ancien Président de la République en particulier lorsque celui-ci intervenait personnellement dans la gestion des ressources humaines de l’audiovisuel comme dans la nomination des directeurs jusqu’à celle(s) des salariés. Ce temps est révolu !
Quand ce n’était pas pour s’immiscer dans les contenus de programmes, ce qui entraînait cette forme de dictature idéologique et d’autocensure que nous dénoncions lors du Congrès de Toulouse et qui n’ont pas été sans conséquence pour les personnels aujourd’hui

Les restructurations économiques dans la presse, dans l’audiovisuel public, l’étouffement des médias associatifs et la prépondérance des groupes privé représentent une grave menace contre laquelle les socialistes doivent s’élever
Las métiers de la culture comme ceux de l’information, ne concernent ni les gouvernants ni les propriétaires des médias, ni les responsables éditoriaux alignés, soumis avec les prétendues élites qui les servent. Ils ne concernent pas les publicitaires qui doivent rester à leur place. sans défigurer, sans maquiller.

La tendance à l’uniformisation par la concentration des pouvoirs favorise la standardisation des biens culturels et ne garantit pas pour autant le succès économique escompté puisque les publics et les goûts sont volatiles

Ne plus subir la télévision, c’est défendre l’audiovisuel public

Commençons par restituer le droit d’informer accessible à tous ; faisons bénéficier aux médias sans but lucratif (et parmi eux les médias associatifs et syndicaux) en priorité des aides publiques, directes et indirectes. Paradoxalement, elles bénéficient à ce jour aux médias les plus mercantiles et aux publicitaires. Ces médias sans but lucratifs doivent être soutenus, par un fonds mieux doté et étendu aux télévisions associatives. Celles-ci, à l’instar des radios associatives, devront bénéficier d’un droit d’accès à tous les réseaux de diffusion affranchis de la pression des actionnaires et des publicitaires. Elles contribueraient de fait au service public qui se verrait enrichi d’un pôle public composé des médias sans but lucratifs (incluant l’AFP) réunissant des partenaires privilégiés Mobilisons-nous contre toute privatisation de grandes agences (AFP) et entreprenons dès le retour de la gauche au gouvernement la nécessaire nationalisation de TF1. Faire barrage aux éventuelles tentatives de privatisation, c’est lutter contre le renforcement des groupes privés en commençant par demander qu’aucun propriétaire de groupes industriels liés à l’armement ne puisse posséder et de fait contrôler un seul média. Cette concession des chaînes privées à des groupes quels qu’ils soient, dépendants de marchés publics doit cesser. Les dispositifs contre les concentrations multimédias doivent être renforcés.
Il ne saurait y avoir un programme de l'audiovisuel public pour un gouvernement de gauche sans que tout un travail en amont ne vienne nourrir le débat sur l'audiovisuel public, la défense de ses métiers, la lutte contre les atteintes à son statut traduisant le combat socialiste contre son démantèlement.. Il faut également nous associer sans frilosité aux mouvements sociaux liés au refus des syndicalistes du service public de céder à la fréquence des commandes thématiques faites par les programmateurs des chaines publiques dont les investissements relèvent davantage d'une logique industrielle et d'audience que d'une mission de service public.

La PRESSE et les droits de tous les journalistes

Doter les journalistes et, plus généralement, les producteurs d’information indépendants de nouveaux droits collectifs garantis pour leur assurer des conditions de travail à la mesure de leur rôle est notre préoccupation. Nous veillerons à ce que soit respectée la Convention Collective Nationale de Travail des Journalistes. afin que les producteurs de l’information, qu’ils soient ou non des journalistes professionnels, qu’ils travaillent pour des entreprises médiatiques ou pour des associations, assurent leur responsabilité sociale en exerçant leurs activités dans des conditions normalisées qui ne seraient ni précaires ni sans droits.
Pour la liberté de la presse, pour le droit à la protection des sources des journalistes.
Pour la défense des droits salariaux et conventionnels des journalistes titulaires ou rémunérés à la pige qui sont régulièrement atteints. Combattons pour la défense de l'identité intellectuelle et culturelle nationale ou européenne pour les droits d'auteurs. Contre les restrictions à la liberté de la presse, il nous faut :

Renforcer l’indépendance des rédactions, protéger les sources des journalistes, soutenir la presse de l’audiovisuel public, et sacraliser le droit à l’expression.
Le service public est au cœur du métier de journaliste, au centre de la responsabilité
de l’éditeur. Il importe donc de restaurer la confiance dans la qualité de l’information. Il faut impliquer les journalistes et les rédactions elles-mêmes dans la construction du référentiel éthique de la profession, et non le laisser à la seule jurisprudence des tribunaux. Aucune mesure unique ne peut y parvenir. Le développement conjugué de la médiation de presse, des chartes rédactionnelles, et d’une instance nationale de médiation peuvent concourir de façon décisive à l’amélioration de la qualité de l’information
Pour le droit de chacun à une information de qualité : Pourquoi ne pas inscrire dans la constitution elle-même le droit du public à une information honnête et de qualité.
Par ailleurs, ne pas attendre ni pour inscrire dans la convention collective nationale un texte déontologique unique et fédérateur négocié par les partenaires sociaux, avec la prise en compte des apports de la société civile et du public; ni pour promouvoir des chartes d’entreprise établies par accord entre les directions et les rédactions dans les différents médias.

Promouvoir la promotion de la médiation en définissant un statut des médiateurs de presse garantissant la pertinence de leur action: mode de désignation impliquant un accord entre direction et rédaction; indépendance de toute autorité hiérarchique

Combattre la précarisation
Maintenir l’accès aux droits sociaux tels que définis par la convention collective pour
les journalistes pigistes, application entière de la loi (Cressard – 1974) permettant
aux journalistes pigistes de bénéficier des mêmes avantages que les journalistes «
horaires » (toutes dispositions conventionnelles).
Etablissement de barèmes de piges dans toutes les branches de la presse écrite. Ouverture
immédiate de négociations sous l’égide du ministère du travail pour l’établissement de
barèmes de piges dans toutes les branches de la presse écrite et ancrage des barèmes aux négociations salariales annuelles.
Création d’une commission pigiste au sein de l’Observatoire des médias pour étudier
les conditions de travail (économiques notamment) des journalistes pigistes
Se mobiliser pour l’obtention de la carte professionnelle également aux journalistes institutionnels.

Respect du droit du travail concernant l’usage des CDD et des stagiaires (indemnité de
stage, CDD liée à activité exceptionnelle.)
Renégociation du statut des correspondants locaux de presse (30 000 en France) qui
pour beaucoup en font aujourd’hui une activité principale voire unique.
Lutter contre l’information low-cost:
Lancement d’un dispositif incitatif pour défendre et préserver le journalisme d’enquêtes et de reportages (incitation fiscale et ou conditionnement des aides à la presse à l’importance de la
production éditoriale de première main).
Soumission des cas de pillages des sources et contenus à une instance nationale de médiation
(Conseil de presse)

Spectacle Vivant
Droits sociaux, financement de la culture, réforme d’assurance chômage des intermittents

Le retour a l 'état antérieur de l’indemnisation des heures chômées avec une date annuelle de réadmission ( modèle sanctuarisé par la loi Jospin sur l intermittence ) semble acquis. Notamment pour les artistes plus précarisés que les techniciens Revenir pour la défense du régime de l'Intermittence à 1 an d'indemnisation pour 507 heures date anniversaire )
Reviendrons-nous par une loi à la situation de la loi Jospin sur l'intermittence et le retour à l’emploi en CDI ?

Minimum contributif de la retraite Le retour à l’application du minimum contributif de la retraite CNAV pour les artistes et techniciens ayant tous leurs trimestres validés...
l'abandon de ce minimum contributif pour les professionnels du spectacle ayant eu des carrière longues mais inégales ...cependant bien complémentées par la retraite complémentaire AUDIENS se traduit pour chacun d'eux ( quand les 2 retraites cumulées sont supérieures ou égale a 1005 € ) par une perte évaluable a 300/600€ par mois ( 3600 / 7200 € / an ). Cette situation doit être immédiatement remaniée

THEATRE PUBLIC

De l’équité dans la redistribution de la manne publique ?
Revisitons la manière dont l’argent du ministère est distribué aux CDN, leur labellisation est à revisiter en mettant à plat la totalité du maillage culturel pour plus d’équité et d’équilibre dans les redistributions.
Les artistes, les auteurs, les comédiens, les danseurs, les metteurs en scène, les musiciens, les techniciens, les mécènes, les responsables culturels, représentent les équilibres de notre monde.
Participons activement à l’épanouissement de leurs activités professionnelles.

Patrimoine, Histoire, Mémoire :
Relancer une politique du patrimoine dans l’esprit des Centres Culturels de Rencontres, qui permette de faire résonner histoire, mémoire, héritage et tradition avec imaginaire, invention et appropriation contemporaine autant par les artistes que les populations.

MEDIAS

Renforcer le pluralisme des médias
Moderniserons le dispositif de contrôle pluri-médias pour y intégrer la presse, y compris gratuite, et Internet. La loi complètera les critères que le CSA est en charge d’apprécier pour les acquisitions ou les lancements de chaîne, mais aussi pour le renouvellement de licence.
Il lui sera explicitement demandé de refuser les services proposés aux groupes titulaires de marchés publics et de réserver les services proposés aux opérateurs indépendants des groupes titulaires de marchés publics qui eux en seront exclus de fait.
Revendiquer le service public et les nationalisations dans l'audiovisuel et le cinéma ( TFI et CNC européen
Nous n'acceptons plus que les principaux médias soient toujours contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Nous demandons le retour dans le giron public de la première chaîne, l’actuelle TF1, par rachat par l'Etat du capital détenu par différents opérateurs ou groupes privés dans des conditions aussi préférentielles que celles consenties en 1987 au groupe privé acquéreur Bouygues
Exclure du régime tous les employeurs qui produisent à flux continu : les télés qui sont tout sauf des producteurs/diffuseurs intermittents ou qui équilibrent leur budgets par le recours l'intermittence et siphonnent gravement le régime à l’exception des œuvres télévisuelles de création unique ( téléfilms uniques et assimilés, captations etc ....) notamment pour les acteurs et autres créateurs qui par définition peuvent être amenés a contribuer sporadiquement a ces créations

AUDIOVISUEL :

Les créateurs de l’audiovisuel manifestent régulièrement leur inquiétude devant les menaces qui pèsent sur la vie culturelle du pays et déstabilisent notamment la télévision publique.
Le service public audiovisuel est victime d’une diminution drastique de l’offre de programme, films annulés, productions reportées. A la clé : la disparition de milliers d’emplois, permanents ou intermittents, qui touchent tous les secteurs du spectacle, de l’information et des industries techniques.
A l’heure des bouleversements technologiques qui offrent un grand potentiel de croissance, il est irresponsable de supprimer ou de réduire des recettes sans assurer un financement dynamique et pérenne.
Le système français fondé sur des obligations de production des diffuseurs a permis jusque-là d’assurer une création française forte et originale. Quelles que soient les solutions envisagées, nous nous opposerons à toute remise en question de ces obligations de production.
La télévision publique, vecteur de culture, de diversité et de richesse, appartient à tous : soutenons la création, l’innovation, pour construire la télévision de demain et les médias du futur.
La culture, la création, la recherche, l’éducation, l’information, et de façon plus générale la production et la transmission des savoirs sont sans cesse et de plus en plus remis en question en tant que bien commun. La lutte des intermittents du spectacle vivant et de l’audiovisuel a mis en lumière les liens multiples qui existent entre les différents acteurs de ces secteurs.

CINEMA

Sauvons le cinéma d'auteur

Suppression du fonds de soutien aux distributeurs adossés à un diffuseur.
Trois groupes télévisuels ont créé leur filiale de distribution de films : Canal+ avec Mars distribution, TF1 avec TFM (en association avec la société américaine Miramax) et M6 avec SND. Ces filiales puissantes négocient la distribution des films auprès des producteurs, mais aussi les autres mandats : vente aux télévisions, DVD, exportation, lVOD.
Ces groupes sont très actifs dans le secteur du film d'art et essai à fort potentiel commercial. Il est abusif qu'un diffuseur puisse non seulement jouer un rôle hégémonique dans une filière qui ne constitue pas le centre de son activité, mais encore bénéficier d'une aide des pouvoirs publics pour le faire.

Le cinéma français souffre d'un modèle économique qui ne favorise plus la diversité des films. Des cinéastes, producteurs, distributeurs ont élaboré un rapport rendu public, document de 200 pages qui passe en revue les dysfonctionnements, depuis la conception du film jusqu'à son exploitation en salle, qui conduisent "à la désolidarisation de la profession, à la précarisation de la création, au non-renouvellement des talents et à la baisse de la qualité des films".
Ce document met en cause les chaînes de télévision, qui sont le principal apport financier des films et dont les exigences (acteurs connus, durée limitée du film, scénario accrocheur) aboutissent à l'appauvrissement des œuvres. Le rapport pointe aussi la tentation hégémonique des groupes comme Pathé, UGC ou Gaumont, et l'insuffisance du rééquilibrage des pouvoirs publics. Depuis ?

Doublement de la dotation de l'avance sur recettes.
L'avance sur recettes est l'autre pilier du soutien au cinéma. Chaque année, un certain nombre de films arrivent à se faire en bénéficiant de cette avance financière. Mais l'enveloppe globale stagne depuis plus de dix ans (une cinquantaine de films aidés pour 20 millions d'euros en tout). Durant la même décennie, le coût moyen d'un film est passé de 3 millions à 5,3 millions d'euros. Les auteurs préconisent, outre le doublement de l'enveloppe, un élargissement du montant maximal pour un film, de 450 000 euros à 1,6 million d'euros. Une dizaine de films à budget moyen pourraient en bénéficier, rendus ainsi moins dépendants des chaînes de télévision.

Majoration de 30 % du fonds de soutien pour les distributeurs investissant dans les films français produits sans chaîne de télévision.
Le distributeur doit payer le producteur pour acquérir un film, puis régler le coût des copies et la promotion. La forte concentration du secteur, l'inflation des frais de sortie (passés de 129 millions à 392 millions entre 1996 et 2006), la rotation rapide des films en salles et leur baisse de rentabilité (quatre films sur cinq ne remboursent plus leurs frais de sortie) ont bouleversé la profession de distributeur. Au point que les indépendants, pourtant garants de la diversité de l'offre, sont les plus gravement touchés par la crise. Et pourtant la distribution est le secteur le moins doté par le fonds de soutien : 19 millions d'aide, soit 10 % de l'enveloppe globale, contre 46 % à la production et 35 % à l'exploitation.

Suppression du fonds de soutien aux distributeurs adossés à un diffuseur.
Trois groupes télévisuels ont créé leur filiale de distribution de films : Canal+ avec Mars distribution, TF1 avec TFM (en association avec la société américaine Miramax) et M6 avec SND. Ces filiales puissantes négocient la distribution des films auprès des producteurs, mais aussi les autres mandats : vente aux télévisions, DVD, exportation, lVOD.
Ces groupes sont très actifs dans le secteur du film d'art et essai à fort potentiel commercial. Le rapport juge abusif qu'un diffuseur puisse non seulement jouer un rôle hégémonique dans une filière qui ne constitue pas le centre de son activité, mais encore bénéficier d'une aide des pouvoirs publics pour le faire.

Création d'une taxe de 7,5 % sur les activité commerciales compémentaires (confiserie, écrans publicitaires, promotion des films dans les salles). Seul le prix du billet fait l'objet d'une taxe abondant le fonds de soutien. Dans le même temps, les propriétaires de multiplexes dégagent avec les confiseries un bénéfice souvent supérieur à celui des films. Le rapport préconise de taxer ces confiseries au profit de l'avance sur recettes et et de l'équipement en projection numérique des salles indépendantes.

L’aide au coût de la bande-annonce pour les indépendants
Les multiplexes, depuis 2000, ont trouvé une autre source d'argent : la bande-annonce. Longtemps à leur charge – elle continue de l'être dans les cinémas d'art et d'essai –, elle est désormais financée par les distributeurs. Parmi ces derniers, les indépendants sont réduits à payer et donc à être fragilisés ou alors à renoncer à la bande-annonce et à faire perdre un peu plus de visibilité aux films qu'ils défendent. Nous préconisons l'exclusion de l'aide automatique pour les salles qui pratiquent ces méthodes.

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Amitiés socialistes
Patrick duCome