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Motion D : « Mai : le mois de la gauche »

Retrouvez la newsletter n°3 de la motion D

Les premiers jours de mai sont toujours riches de symboles pour la gauche : le travail (le 1er mai), la paix (le 8 mai), l’Europe (le 9 mai) et bien sûr les victoires de François Hollande (le 6 mai) et François Mitterrand (le 10 mai). Qu’il s’agisse de paix, de travail ou d’Europe, la gauche et le Parti socialiste ont toujours été aux avant-gardes : Jaurès a payé de sa vie son idéal de paix ; depuis le XIXème siècle, c’est la gauche qui a porté tous les combats pour un meilleur travail ; enfin l’Europe n’aurait jamais grandi comme elle l’a fait sans François Mitterrand et Jacques Delors.

Lorsque le PS cesse d’être aux avant-gardes, la gauche est fragilisée. Et c’est d’ailleurs ce que vous dites lors des assemblées générales de motion. Que vous soyez à Nantes, Niort, Lyon, Arras, Montech, Nîmes, Toulouse, Boulogne, Tours, Orléans, Montredon des Corbières, Boulogne sur Mer… vous nous avez dit que « les militants sont démobilisés parce qu’ils ne savent pas où nous voulons aller et que du coup ils n’y croient plus », qu’il est « difficile de convaincre quand on renonce », « que de toute façon, on n’est pas écoutés ».

Revenir aux avant-gardes pour faire progresser notre société, prendre des risques : c’est l’objectif de la motion D, la Fabrique. C’est cet objectif qui nous unit, au-delà de nos parcours au sein du Parti socialiste, au-delà de nos sensibilités. Des anciens ministres Paul Quilès qui a œuvré avec « Maintenant la gauche » à Dominique Bertinotti, au chercheur généticien Axel Kahn, c’est cette même motivation qui nous rassemble : remettre le PS devant, et remettre les militants au centre du jeu. Nous pensons même que l’un ne peut se faire sans l’autre.

Etre aux avant-gardes, c’est reconnaître les nouvelles formes de travail, à l’instar de ce qu’avait fait la gauche du XIXe siècle qui avait eu le courage de penser le mouvement mutualiste. Ainsi, nous proposons d’instaurer par exemple un taux de TVA à 5% pour l’ensemble de l’économie collaborative, porteuse de changement social et créatrice de richesses. Nous proposons aussi de mutualiser au niveau de la zone euro la politique de l’emploi et l’assurance chômage afin de garantir le niveau des indemnités chômage grâce à la solidarité entre les pays.

Etre aux avant-gardes, c’est s’adapter aux nouvelles familles : nous proposons ainsi d’accorder les allocations familiales dès le 1er enfant. C’est aussi comprendre qu’en 2015, le combat pour la culture est différent. Nous proposons de voter avant la fin du quinquennat, une loi qui permette de défendre les créateurs et les artistes contre les puissances financières et économiques et de faire émerger tous les talents.

Etre aux avant-gardes, c’est ouvrir notre parti : valorisons les jumelages avec les sections de la Fédération des Français de l’étranger et celles des partis de gauche européens représentés en France, et bien sûr le Parti Socialiste Européen (PSE).

Etre aux avant-gardes, c’est être clair : nous soutenons au Parlement le gouvernement et nous militons pour un PS qui joue son rôle d’aiguillon du gouvernement, dans la clarté. Lors d’une AG, nous avons été surpris d’entendre un camarade parlementaire défendant la motion A signée par tout le gouvernement avouer publiquement que si « ça ne marche pas », il re-votera « contre » le gouvernement. Cette clarté là, ce n’est pas celle de la Fabrique. 

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