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Motion B : « Le Poing, la Rose et le Muguet ! »

Retrouvez la newsletter n°2 de la motion B.

Plus qu’un simple symbole, la fête du 1er mai nous ramène chaque année à l’essentiel. Pour la Gauche, il n’est de réforme utile que si elle est porteuse de progrès, de protection pour les plus faibles et de promesse d’émancipation pour tous. Et cette dimension s’incarne en premier dans la conquête de nouveaux droits dans le monde du travail.

 

La mémoire collective de notre pays retient que chaque fois que la gauche a été au pouvoir, cela s’est traduit par des avancées sociales majeures. Accords de Matignon en 1936, retraite à 60 ans en 1981, réduction du temps de travail et CMU avec L. Jospin. L’histoire socialiste est celle du progrès.

 

En 2012, c’est avec ce mouvement que les Français ont souhaité renouer. Trois ans plus tard, quatre défaites électorales témoignent de leur sentiment d’abandon. Quelle marque laissera notre gouvernement ? Quelles mesures sociales revendiquerons-nous fièrement lors des prochaines échéances ?

 

La mode est à la critique de notre droit du travail. A droite, des dirigeants s’expriment tous les jours pour signifier leur volonté de déconstruire le code du travail. Plus surprenant, des voix se font entendre à gauche appelant à « casser les barrières », faciliter les licenciements,... Notre seul discours audible ne peut être celui de toujours plus de flexibilité sans protection.

 

Ce  n’est pas pour cela que la gauche a été élue. Ce n’est pas pour cela que les Français ont choisi François Hollande. Oubliés les discours de campagne centrés sur le quotidien des salariés, des jeunes et des retraités, nous sommes ressentis comme ne parlant que de marges, de « coût » du travail, de « charges » sociales. A force de laisser penser que les salariés sont réduits à un coût, ils se détournent de nous.

 

En ce 1er mai, nous devons réaffirmer notre volonté de renouer avec le monde du travail. Ce lien identitaire doit se traduire dans les mots, mais aussi et surtout dans la prise en compte des défis du travail moderne. La gauche au pouvoir doit être porteuse de droits nouveaux. C’est le sens de nos propositions.

 

Lutter contre la précarisation de l’emploi

 

Plus des ¾ des embauches se font en CDD. Pour certains, c’est le signe que nous devons flexibiliser plus encore le contrat de travail. Nous refusons cette logique qui veut qu’à la précarité, la seule réponse apportée soit encore plus de précarité. Nous devons  lutter contre le recours abusif au travail précaire grâce à l’organisation négociée du travail au sein des entreprises et des branches pour enrichir la croissance en emploi, à l’augmentation des cotisations chômage sur les entreprises abusant de la précarité et au contrôle des licenciements boursiers.

 

Sécuriser les parcours professionnels

 

La mobilité du travail est une réalité qui impose des réponses nouvelles. Chaque salarié doit être accompagné dans sa carrière. Lancé par le gouvernement avec le compte personnel d’activité, le chantier d’une véritable « sécurité sociale professionnelle » doit être accéléré. Nous veillerons à ce que le « compte personnel d’activité » permette d’améliorer les droits sociaux.

 

Parmi ceux-là, le renforcement de la formation professionnelle. Nous proposons de dépasser le plafond de 150h de formation associé au Compte Personnel de Formation et de mobiliser de nouveaux financements, pour permettre de garantir un abondement plus important pour celles et ceux qui en ont besoin.

 

Renforcer un dialogue social utile aux salariés

 

Nous voulons renforcer dialogue social. En cela, le rôle des syndicats doit être réaffirmé. Les organisations syndicales sont essentielles à la définition de notre modèle social. Leur contribution au bon fonctionnement de nos entreprises doit être reconnue et leurs droits renforcés.

La loi doit prévoir de donner progressivement aux comités d’entreprise un droit de regard sur des sujets clefs pour le devenir de l’entreprise (licenciements, investissements, plans de formation,...). La présence des salariés au Conseil d’administration des entreprises doit être renforcée et ne pas se limiter aux grandes entreprises. Reprendre la préconisation du rapport Gallois (4 salariés pour toute entreprise de plus de 5000 salariés) serait une première étape.

Enfin, comme promis en 2012, Il faut accorder un droit effectif de reprise prioritaire par les salariés en cas de cession ou de transmission d’entreprise.

Les droits syndicaux, quant à eux, doivent être mieux garantis. L’Inspection du travail indépendante, territoriale, généraliste ainsi que la médecine du travail doivent être renforcées.

 

Répondre aux nouveaux maux des conditions de travail

 

La mondialisation, la concurrence accrue qui en découle et les nouvelles méthodes de management ont bouleversé les conditions de travail. La qualité de vie et la santé au travail en ont souffert. L’explosion des syndromes d’épuisement professionnel (« burn out ») est un de symptômes de cette évolution. Les protections des salariés doivent donc évoluer et s’adapter à ces nouveaux risques. C’est pourquoi la gauche doit inscrire le « burn out » au tableau des maladies professionnelles et obtenir que les entreprises responsables de ces souffrances en soient financièrement comptables.

 

Renouer les liens entre le Parti socialiste et les syndicats

 

Nous avons besoin d’un parti qui respire avec la société, qui consulte, qui noue des partenariats, qui soutient des initiatives avec les forces de changements (ONG, associations, syndicats…). Notre parti pourrait initier la création de « structures associées » (observatoires citoyens, comités de vigilance, clubs de réflexion,...) avec les syndicats. Il disposerait ainsi de relais et pourrait ainsi venir en soutien aux initiatives. Ce parti ouvert, dynamique et en phase avec sa base sociale, c’est ce que nous souhaitons. C’est ainsi que nous construirons la nouvelle sociale-démocratie.

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