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Motion B : « L'Europe à gauche, pour gagner! »

Retrouvez la newsletter n°3 de la motion B

Quand nos concitoyens passent de l’indifférence au mécontentement vis-à-vis d’institutions  qu’ils jugent démocratiquement verrouillées et politiquement libérales, quand l’extrême-droite arrive en tête du scrutin européen, quand les formations europhobes progressent partout en Europe, le constat est sans appel : l'Europe est en danger de mort. C'est à nous socialistes de remettre le citoyen au cœur du projet européen en  proposant des avancées sociales concrètes.

Si l’Europe n’offre pas d’autre horizon que l'austérité, si l’Europe n’investit pas massivement dans la transition énergétique, si l‘Europe ne protège pas assez ses concitoyens dans leur santé, leur modèle social, leurs emplois, alors le projet européen sera livré aux seuls intérêts privés, aux replis égoïstes, aux nationalismes.

Si certaines lignes de fracture ont commencé à apparaître dans l'édifice idéologique de la droite européenne (ébauche d'un plan de relance européen, programme de rachat des dettes souveraines et mesures non conventionnelles appliquées par la Banque Centrale Européenne), nous ne sommes pas parvenus à briser l'étau ordolibéral qui enserre encore aujourd'hui l'économie de la zone euro. À cet égard, la non-renégociation du TSCG incluant la règle d'or budgétaire a constitué en juin 2012 une erreur politique lourde de conséquences sur le plan économique et social.

La responsabilité historique de la Gauche européenne et des Socialistes français, c'est de reprendre le combat politique trop facilement abandonné à une coalition contrenature avec la droite européenne. Accepter  systématiquement  un compromis sans avoir mené un rapport de force au sein des institutions de l'Union, est au mieux une faiblesse, au pire un reniement. L’exemple du Traité Commercial Transatlantique (TTIP/TAFTA) et de son tribunal arbitral privé est l'illustration même d’une naïveté coupable. C’est au Parti Socialiste de demander la fin des négociations en dénonçant la logique qui consisterait à brader notre justice, nos normes sociales et environnementales sous prétexte de favoriser le libre-échange avec les États-Unis.

C’est au Parti Socialiste de militer pour la protection de la souveraineté européenne, contre le dogme de la libre-concurrence qui aboutit à la désindustrialisation du continent. C’est au Parti Socialiste, conformément au mandat reçu des militants et des électeurs, de garantir la  mise en œuvre effective de la taxe sur les transactions financières.  Cette taxe devra  couvrir l'ensemble des produits financiers, dont les produits dérivés, et cela afin de pénaliser les opérations purement spéculatives et financer la transition de notre modèle de production. C’est à nous de soutenir l’harmonisation sociale par la révision de la directive détachement des travailleurs et l'harmonisation fiscale, notamment l'impôt sur les sociétés, afin de lutter contre le dumping fiscal. C’est à nous de tracer le chemin pour reconstruire une Europe au service des citoyens.

 

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