Motion a

Motion A : « Le redressement au service de l'égalité. »

Si la critique est facile, l’art de gouverner est plus difficile. En 1936 déjà, arrivant aux responsabilités, dans les rangs socialistes on disait: « Tout est possible ». Tout n’est pas possible mais répondre à l’urgence l’est : le redressement de l'industrie et de l’économie au service de l’efficacité et du financement de notre modèle social, voilà notre conviction.

Si la critique est facile, l’art de gouverner est plus difficile. En 1936 déjà, arrivant aux responsabilités, dans les rangs socialistes on disait: « Tout est possible ». Tout n’est pas possible mais répondre à l’urgence l’est : le redressement de l'industrie et de l’économie au service de l’efficacité et du financement de notre modèle social, voilà notre conviction.

A notre arrivée au pouvoir, il a fallu compter avec des contraintes fortes, sans doute insuffisamment martelées alors : gabegie sarkozyste, désindustrialisation massive. Nous avons dû affronter tous les déficits en même temps : budgétaire, du commerce extérieur, de croissance, d'emploi, de justice, de confiance. Depuis 2012, les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls ont travaillé sans relâche au redressement de la France. Tout n’a pas été parfait et beaucoup reste à faire, mais des choix forts ont été pris, pour soutenir l’emploi, l’industrie, la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d’achat, pensant toujours à la justice avec le rétablissement de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, les droits rechargeables à l’assurance-chômage ou encore le compte pénibilité.

Aujourd’hui, une nouvelle donne économique s'affirme et les premiers résultats commencent à apparaître. Même si leurs effets ne sont pas encore perceptibles pour les Français, ils doivent être à tout prix confortés. Oui, la croissance repart, le déficit recule et les investissements reprennentCes signes encourageants sont à mettre à l'actif de la gauche et doivent être consolidés, améliores, amplifiés.

Mois après mois, les prévisions de croissance sont revues à la hausse. La croissance atteindrait donc 1,1% cette année et 1,7% en 2016. La consommation repart, encouragée par la baisse du pétrole et la fin de l'euro cher que la France a, depuis 2012 et longtemps seule, constamment exigée.

Le déficit public a été ramené à 4% du PIB, ce qui est la démonstration de notre sérieux budgétaire. Notons ici que si la France avait appliqué le quart du tiers du programme néo-thatchérien de la droite austéritaire de messieurs Sarkozy, Fillon et Juppé, l’ébauche de reprise que nous connaissons aujourd’hui n’aurait tout simplement jamais eu lieu. Notons aussi que cet effort ne s'est traduit en France ni par la suppression de prestations sociales ni par le licenciement de fonctionnaires. 

Enfin, le gouvernement, suivant en cela les recommandations des principaux signataires de notre motion, a décidé de déployer un puissant effort d’investissement privé comme public. A noter que les investissements étrangers en France progressent eux aussi cette année de 8%

Il n’en demeure pas moins que la première urgence aujourd’hui c’est de conforter le début de la reprise et la première priorité c’est de transformer la croissance en emplois. Le chômage ralentit certes un peu sa hausse mais cela reste profondément insuffisant. Aucun satisfecit ne peut donc être envisagé, mais ces premiers signes encourageants doivent nous pousser à agir avec encore plus de détermination.

C’est la raison pour laquelle notre motion veut amplifier, voire corriger pour réussir. C’est pourquoi nous voulons mettre les chantiers de l’égalité au coeur des deux années à venir, que nous voulons faire de la sécurisation des parcours professionnels la grande avancée sociale du quinquennat. Il faudra aussi, après la baisse enclenchée de l'impôt sur le revenu, engager la réforme de la fiscalité pour la rendre plus juste, plus verte, plus efficace, plus simple aussi. Enfin, nous utiliserons les rapports d'évaluation publiés dans le cours de cette année sur le CICE et le pacte de responsabilité, pour mieux cibler nos objectifs. Adapter pour optimiser c’est aussi cela avoir « le sens vif du réel » comme le disait Jaurès.

Ne manquons pas cette occasion historique de réconcilier les Français avec l’action politique au moment même où ils s’interrogent sur l’efficience de la politique économique. La meilleure façon de répondre à leur demande d’espérance et de mettre enfin un terme à leur immense impatience, c’est la réussite de la reprise économique en cours. La meilleure façon d’être fidèles au discours du Bourget, à la soif d’explications, de solutions et de vision de 2012, c’est de réussir le tournant de l’investissement.

Dans ce moment précis, l’enjeu du Congrès est simple : soit une majorité nette avec un agenda précis pour réussir la fin du quinquennat, soit une ligne critique visant à défaire l’exécutif, s’installe au cœur du Parti.

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